Ma mare en mai (poésie)

Une pièce de plus à ma collection  « La Mare », sur atramenta.net :

La mare sombre reflète les verts variés

De la ceinture d’arbres qui l’entoure, serrés.

L’air ? Immobile, en ces premiers jours de mai.

Les cimes tremblent à peine sous le ciel tel un dai.

Son bleu est traversé d’étranges nuées blanches, en lamelles.

Denses, inclinées, elles semblent une dentelle.

 

Au pourtour herbeux, le vert encore

Déchiqueté du bleu-violet de fleurs minuscules. Leur nom ? Je l’ignore.

Elles sont dominées par le rideau sauvage, jaune d’or, des renoncules

Qui, au premier plan, observe l’eau, incrédule.

Eh oui ! Le printemps a gagné,

Hiver cette fois bel et bien s’en est allé.

 

Çà et là, l’eau se troue du remous bruissant

D’un couple de colverts qui, ensemble, s’en viennent atterrissant.

Sinon ma mare est en paix,

Forçant la quiétude à gagner l’Homme inquiet

Car c’est son destin, penser et penser.

 

Que n’imite-t-il pas simplement Dame Nature

Et tout bonnement, une fois, se laisse aller ?

 

 

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