Étrangers dans la ville (Maurice Ciantar), notule de lecture

Maurice Ciantar

(image empruntée à htétépé://www.archyves.net/html/Lecturescritiques.html)

Sur le site du Dilettante :

Maurice Ciantar est né en 1915. Romancier, dandy, épistolier passionné, journaliste à Combat ou à Paris Jour, ce solitaire secret a fréquenté tous les « noms » de la politique, du spectacle, de la littérature entre 1945 et 1965, pour prendre ses distances avec tous, plus tard. Il meurt en 1990, passagèrement oublié.
Bibliographie
Aux éditions Le Dilettante :

Étrangers dans la ville, 1994.
Chez d’autres éditeurs : Lire la suite « Étrangers dans la ville (Maurice Ciantar), notule de lecture »

La face cachée de la lune- Anne ledru (note de lecture)

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Anne ledru

Anne Ledru est née en 1959. Graphiste et formatrice en alphabétisation pour adultes, elle vit depuis plus de vingt ans à Tournai (B).
La face cachée de la lune est son premier roman.

La quatrième de couverture : Que faire de sa vie quand on a 22 ans, un château et une mère à moitié folle ?
Que faire lorsque le grand amour de sa vie est chaque jour plus inaccessible ? Comment débrouiller les énigmes de son passé pour se construire un avenir ?
Qui suis-je, moi, Jehan de la Vallière ?

Je ne veux pas vous cacher que l’auteur est éditée chez Chloé des lys, comme moi-même pour 3 de mes 9 livres (le 9 e arrive) et que je l’ai rencontrée une fois ; je la connais donc un peu. Je sais qu’elle a travaillé 10 ans à l’écriture de ce premier livre.

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Miss smart (Note de lecture) .

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Auteur  : Manou Fuentes

« J’ai toujours écrit sur des bouts de table, sur des petits papiers que je froissais ou que j’oubliais aussitôt écrits dans quelque tiroir. Ma profession de médecin étant très prenante, j’avais peu de temps pour me consacrer à l’écriture et une forme de pudeur ou de timidité naturelle m’empêchait de faire lire à qui que ce soit mes écrits. Jusqu’au jour, où, le temps est venu d’arrêter mon métier et de laisser partir au loin mes enfants devenus grands. J’ai donc entrepris d’écrire…  Le langage de ce roman contraste avec mes deux livres précédents dont la facture était beaucoup plus classique. Je me suis amusée avec Miss SMART à utiliser une verve plus moderne pour vous raconter l’histoire d’une jeune femme aux prises avec un milieu nanti qui n’est pas le sien. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire. »

Présentation de l’éditeur, éditions Hélène Jacob :

Valérie s’ennuie mortellement dans une entreprise de distribution de produits d’entretien.
Fraîche, naturelle et enjouée, elle finit par « péter un câble » et créer un « gros bordel » dans un monde à mille lieues du sien, celui des nantis.
Le lecteur, auquel elle se confie, amusé par son comportement, sourit et devient au fil des pages le complice de ses aventures.L’auteur campe ses personnages avec tendresse et humour.

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Une belle époque, de Kate Milie (note de lecture)

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Paru en 2009 aux éditions Chloé des Lys, c’est le premier livre de cet auteur belge. Elle en a publié 4 à ce jour, je crois.

Présentation sur son blog :

 

 

 

L’esclave vieil homme et le molosse (P. Chamoiseau) : brève de lecture

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Patrick Chamoiseau

Patrick Chamoiseau (né à Fort-de-France, 3 décembre 1953) est un écrivain français originaire de la Martinique. Auteur de romans, de contes, d’essais, théoricien de la créolité, il a également écrit pour le théâtre et le cinéma. Le prix Goncourt lui a été décerné en 1992.
source: wikipedia


Je viens de terminer la lecture de

L’esclave viel homme et le molosse. je ne connaissais rien de l’auteur, j’avais juste feuilleté un autre livre de lui. D’emblée j’avais été étonné par le foisonnement de la langue, sans pouvoir faire le départ entre le créole, que je ne connais pas, et la créavité personnelle de l’auteur. Je l’ai retrouvé ici dès la première page : des associations surprenantes, d’une puissance inouië, des mots qui rerouvent des sens anciens ou des sens que l’auteur leur prête (?).
Il s’agit de la fuite d’un esclave que le Maître poursuit en ayant lâché le Molosse à ses trousses. Une lecture haletante vers la fin, au rythme de la course-symbole. mais ce qui domine, une fois le livre refermé, c’est l’éblouissement par la langue, la surprise devant l’inaccoutumé, le respect dû aux Grands.
Oui, plus encore que l’admiration, l’étonnement.
Le premier livre de lui que j’avais parcouru m’avait un peu dérouté, mais on se fait à ce style.

La vérité sur l’affaire Harry Québert, de Joël Dicker (note de lecture)

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(Grand prix du roman de l’Académie française 2012, Prix Goncourt des lycéens)

Résumé de l’éditeur : à New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.
Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Lire la suite « La vérité sur l’affaire Harry Québert, de Joël Dicker (note de lecture) »

Une fille occupée ( Dominique Conil), Note de lecture

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« Dominique Conil, au terme d’études universitaires (anglais, chinois) entrecoupées de nombreux voyages, devient journaliste grand reporter. Après avoir assuré pendant trois ans la chronique littéraire de l’Etudiant, elle intègre, en 1984, l’équipe du quotidien Libération, où elle va suivre les prisons, assurer pendant 14 ans la chronique judiciaire, ainsi que de nombreux reportages à l’étranger, notamment en Russie. Elle fait partie de l’aventure de l’Autre journal, fondé par Michel Butel. En 1995, elle publie Notre Justice, enquête-essai sur la justice en France.  » Centre du Livre de Poitou-Charentes

Ma lecture : Je viens de terminer son deuxième livre Une fille occupée (Actes Sud- 206 p.) et je dois dire que j’ai d’abord été dérouté par son écriture elliptique, heurtée, étrange, par la construction éclatée aussi : juxtaposition de scènes, de tranches de vie parfois disparates des divers personnages. Il m’est arrivé de chercher l’unité de tout cela. Surprenante aussi l’intrication plus que fréquente du réel etde l’imaginaire, littéraire surtout. Au tiers du livre j’ai pensé laisser tomber, mais je n’aime pas cela et j’ai insisté, pour finir par m’habituer à ce style et même à être comme envoûté par ce qui m’a fait penser à un style incantatoire. J’ai lu le dernier tiers avec bonheur. A lire si vous cherchez des choses peu ordinaires. Lire la suite « Une fille occupée ( Dominique Conil), Note de lecture »

Le goût des femmes laides – Richard Millet ; (petite note de lecture)

millet2 (260x194) L’ auteur, avec ses positions, a alimenté des polémiques : une raison pour m’inciter à découvrir son écriture. Richard Millet

« Corrézien d’origine (né en 1953), il a passé une partie de son enfance au Liban, de l’âge de six ans à l’âge de quatorze ans, et il y retourne régulièrement. Il a enseigné les lettres pendant vingt ans avant d’y renoncer pour se consacrer entièrement à l’écriture. Romancier et essayiste, il a peint sa Corrèze natale dans de nombreux romans ou récits tout en s’attachant dans ses essais à défendre une certaine idée de la littérature. » Wikipédia

Le fait qu’il plaise à Eric Naulleau m’a intrigué et j’ai voulu commencer de le découvrir. Le goût des femmes laides (2005) Bien que catalogué « roman », ce livre est surtout une bien intéressante réflexion- mise en scène- certes- sur la laideur d’un homme et sur le questionnement qui en jaillit pour lui-même et sur les autres, sur la manière dont cela va infléchir la vie de tous ces protagonistes. J’y ai trouvé une profondeur qui ne m’a jamais fait regretter d’avoir ouvert ce livre un peu particulier. Quelques extraits de la fin qui donnent le ton (ici c’est le chemin qui est important, pas le terme) :

 » Un récit impossible, je le savais, je le sais encore puisqu’on me soupçonna d’avoir forcé le trait, de m’être montré masqué….. et que l’accent de vérité qu’on peut trouver à mon récit n’est qu’une forme de dénégation, une dévorante quête du démenti …et, comme un chrétien du 1 er siècle espère la fin du temps et la résurrection de la chair, attendant qu’une femme très belle vienne enfin à moi pour démentir ma laideur,…me donnant mon vrai visage, celui qui était le mien avant que je rencontre le regard de ma mère, bien que je sache que rien ne changera pour moi, que tout commence et finit de la même façon, pour les laids comme pour les autres, dans la défaite, l’absence ou l’impossibilité de l’amour qui aura été notre seule manière d’aimer ici-bas. »

Brève de lecture : Val de Grâce- Colombe Schneck

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Biographie de l’auteur
Colombe Schneck est née à Paris le 9 juin 1966. Journaliste à i

Colombe Schneck est l’auteur de six romans dont La Réparation (Grasset, 2012). (source amazon)

J’ai lu Val de Grâce

La narratrice ( l’auteur ?) se penche sur la description d’un appartement où elle a vecu son enfance et sa jeunesse. le souvenirs reviennent, affluent, se modulent. La famille y passe de la grande aisance aux restrictions financièrement imposées et cela transparaît au travers des objets qui meublaient l’habitation.
Au début cela m’a intéressé puis j’ai trouvé que ça finissait par ronronner, se répéter , bref je m’ennuyais un peu et me demandais, peu avant la fin, si j’allais aller au bout.
Bien m’en a pris : il faut attendre les sept dernières pages pour avoir la clé, et ces pages sont bouleversantes.
Attendez d’avoir lu le reste pour y aller. 🙂

Le bon plaisir – Françoise Giroud (note de lecture)

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Françoise Giroud

(wikipedia 🙂 Françoise Giroud, née Lea France Gourdji le 21 septembre 1916 à Lausanne1, en Suisse, et morte le 19 janvier 2003 à l’Hôpital américain de Paris à Neuilly-sur-Seine, est une journaliste, écrivaine et femme politique française.
Son pseudonyme de Françoise « Giroud », quasi anagramme de Gourdji, que lui avait inventé Maurice Diamant-Berger pour travailler à la radio vers 1938, est officialisé par un décret paru au Journal officiel du 12 juillet 19643.
Vice-présidente du Parti radical-socialiste et de l’UDF, elle a été deux fois secrétaire d’État, et fut une personnalité majeure de la presse française.

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J’ai lu Le bon plaisir– ed.Mazarine, 1983

Un film a été tiré ce ce roman assez court, avec Catherine Deneuve , Jean-Louis Trintignant, Michel Serrault …

L’histoire :

Claire Després, qui a eu une liaison avec un homme ambitieux devenu Président de la République, se fait voler son sac à main. Dans celui-ci se trouve une lettre qui laisse entendre que de cette liaison pourrait être né un enfant. Claire Després informe le Président de l’incident.
Celui-ci, par l’intermédiaire du ministre de l’Intérieur, va tout mettre en œuvre pour retrouver la lettre et empêcher que l’existence de cet enfant illégitime ne soit révélée. Il va notamment mettre Claire sous écoutes .
Pierre, le voleur, travaille également comme traducteur pour un journaliste et éditeur d’une lettre d’information confidentielle. Celui-ci, intrigué par son contenu, fait des recherches et identifie l’écriture du président.(wikipédia)

J’ai passé un excellent moment de lecture avec cet opus. J’ai trouvé l’écriture alerte, le récit bien construit, prenant, qui nous plonge dans les arcanes impitoyables du pouvoir. Je l’ai lu très vite ; difficile de le lâcher.
Vers la fin j’ai pensé à La plaisanterie de Kundera. Lire la suite « Le bon plaisir – Françoise Giroud (note de lecture) »