Le goût des femmes laides – Richard Millet ; (petite note de lecture)

millet2 (260x194) L’ auteur, avec ses positions, a alimenté des polémiques : une raison pour m’inciter à découvrir son écriture. Richard Millet

« Corrézien d’origine (né en 1953), il a passé une partie de son enfance au Liban, de l’âge de six ans à l’âge de quatorze ans, et il y retourne régulièrement. Il a enseigné les lettres pendant vingt ans avant d’y renoncer pour se consacrer entièrement à l’écriture. Romancier et essayiste, il a peint sa Corrèze natale dans de nombreux romans ou récits tout en s’attachant dans ses essais à défendre une certaine idée de la littérature. » Wikipédia

Le fait qu’il plaise à Eric Naulleau m’a intrigué et j’ai voulu commencer de le découvrir. Le goût des femmes laides (2005) Bien que catalogué « roman », ce livre est surtout une bien intéressante réflexion- mise en scène- certes- sur la laideur d’un homme et sur le questionnement qui en jaillit pour lui-même et sur les autres, sur la manière dont cela va infléchir la vie de tous ces protagonistes. J’y ai trouvé une profondeur qui ne m’a jamais fait regretter d’avoir ouvert ce livre un peu particulier. Quelques extraits de la fin qui donnent le ton (ici c’est le chemin qui est important, pas le terme) :

 » Un récit impossible, je le savais, je le sais encore puisqu’on me soupçonna d’avoir forcé le trait, de m’être montré masqué….. et que l’accent de vérité qu’on peut trouver à mon récit n’est qu’une forme de dénégation, une dévorante quête du démenti …et, comme un chrétien du 1 er siècle espère la fin du temps et la résurrection de la chair, attendant qu’une femme très belle vienne enfin à moi pour démentir ma laideur,…me donnant mon vrai visage, celui qui était le mien avant que je rencontre le regard de ma mère, bien que je sache que rien ne changera pour moi, que tout commence et finit de la même façon, pour les laids comme pour les autres, dans la défaite, l’absence ou l’impossibilité de l’amour qui aura été notre seule manière d’aimer ici-bas. »

3 réflexions sur “Le goût des femmes laides – Richard Millet ; (petite note de lecture)

  1. J’aime la démarche naturellement, mais moins sa conclusion, tout au moins dans l’extrait choisi, à savoir que l’absence ou l’impossibilité de l’amour est notre seule manière d’aimer ici-bas. Je sais que bien des gens, hélas, n’arrivent pas à aimer, que ça vienne d’eux ou de ceux qu’ils tentent d’aimer, c’est vrai. Mais il y a les autres. Ce n’est pas la quête du Grâal… 🙂

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