Sur une photo de Théléma (du blog Muse de la Butte)

ciel de vent

 

 

 

 

 

 

 

 

Un ciel indigo
Tente de diluer
Le rougeoiement-héros
Qui résiste muet
Pour buter, en bleu mourant,
Å l’orangé des confins ardents.

C’est – prophétique – l’annonce du vent.

La ville, en blanc manteau,
Éblouissant, lance ses bras décharnés,
Cherche à griffer là-haut
Le repos, depuis longtemps rêvé.

Interview vidéo pour les éditions Chloé des Lys

Elle remonte à avril 2013, effectuée par Bob Boutique, auteur et administrateur de la maison d’édition.

J’y aborde notamment :

– la nature de mes 3 premiers livres édités chez elle, sur la passion amoureuse vécue au masculin.

– ma prédilection pour le genre court, ainsi que l’importance de la poésie.

– le rôle du train dans la genèse de mes écrits.

(qui a abouti en décembre 2014 à la parution d’un recueil « Saisons poétiques en train » – voyages au fil de la vie, poèmes et réflexions – 80 poèmes, 20 textes courts, ed. Hugues Facorat.)

 

 

 

Réparer les vivants ; Maylis de Kerangal

Maylis3 (183x236)

Réparer les vivants

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement.Ce roman a été classé meilleur roman français (ex aequo) par le magazine Lire en 2014 (n°431 de l’année 2014).

Quatrième de couverture

«Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps.» Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Biographie de l’auteur

Maylis de Kerangal est l’auteur de quatre romans aux Editions Verticales, notamment Corniche Kennedy (2008) et Naissance d’un pont (prix Médicis 2010 et prix Franz Hessel), ainsi qu’un recueil de nouvelles, Ni fleurs ni couronnes (« Minimales », 2006) et une novella, Tangente vers l’est (« Minimales », 2012; prix Landerneau).
(source : amazon)
Mon avis

L’an dernier je l’ai lu , et moi qui taquine la muse et scribouille en prose depuis près de 20 ans, j’ai ressenti ce livre comme une véritable leçon d’écriture, sur tous les plans. Par deux fois seulement j’ai eu l’impression qu’un passage d’une ou deux pages aurait gagné à être plus concis (impression de longueurs). Pour moi tout donc –  ou presque – touchait au sublime. Il devrait vous plaire.

C’était mon premier livre de cet auteur ; j’ai été bluffé.Émotions intenses à chaque page ; pour moi, un livre exceptionnel..

Mes déboires d’auteur avec les éditions du Banc d’Arguin

colere (300x423)

Un de mes livres est paru aux ÉDITIONS DU BANC D’ARGUIN.

Le 1er octobre 2014, j’ai rendu public cet état des lieux :  MON EXPÉRIENCE de 13 mois :

Je passe sur cette sortie retardée de 8 mois, ce qui peut arriver, mais ayant été échaudé par les pratiques de l’éditeur envers moi durant plus d’un an, je l’ai mis en garde dès le 24 mai2014, puis le 22 juin, enfin le 10 septembre derniers sur l’intérêt que j’attachais à ce qu’il satisfasse à ses obligations contractuelles quant à l’arrêt des comptes fixé au 30 juin, suivi normalement de mon information dans les 3 mois.

Comme très souvent, il n’a daigné répondre à aucun de ces messages et, de plus, je n’ai reçu aucune information sur l’arrêt de comptes. Je rends donc public aujourd’hui mon bilan d’un an de pratique post-parution avec cette maison d’édition.

J’ai envoyé un message (sans réponse) le 5 juillet dernier , où je listais quelques problèmes :   …/  Lire la suite « Mes déboires d’auteur avec les éditions du Banc d’Arguin »

Portrait chinois, sur le blog Book a Blok

Bannière blog book a blok

Juillet 2012 :(je remercie l’administratrice de ce blog).


Portrait chinois de CLAUDE COLSON

 

Si j’étais un écrivain ?

Philippe Claudel, Nancy Huston

Si j’étais un roman pour cet été ?

La délicatesse- David Foenkinos ; lecture légère et agréable,

Si j’étais un héros de littérature ?

Le prince Muichkine de « L’idiot », quelqu’un m’a dit un jour « c’est toi » :), mais je ne sais plus si je l’ai lu…;)

Si j’étais un auteur :

Philippe Cusin, auteur, excellent article de JM Rouart dans Le Monde  avant ses obsèques le 3 nov. 1999.

 Si j’étais la femme idéale ?

Audrey Tautou et son Fabuleux destin…      …/

Lire la suite « Portrait chinois, sur le blog Book a Blok »

Carte blanche à Odile LECOUTEUX, écrivain et parolière


Je me demande
souvent pourquoi j’écris, moi qui aime tant le mouvement, les rencontres spontanées dans la rue, à la supérette et dans les moyens de transports ?

Être assise, des heures, devant un écran, voir mon texte défiler, traquer les fautes, me donne parfois l’impression d’être punie de je ne sais quelle faute commise, il y a des lustres.

La phrase lancinante de ma gentille grand-mère revient dans ma tête alourdie :

«  Apprends à taper à la machine et la sténo-dactylo ! »

Je tape tous les jours. Le bruit des touches se mêle à la musique pétillante de Jazz radio et je rédige, pour un roman, un texte de chanson, un papier pour un auteur …. Si je mange peu, j’ai faim de lecture, d’écriture et de sons.

Avec l’écriture, je suis exaltée! J’aime mon texte puis aussitôt tracé, je le déteste. Je le garde puis je le supprime. Il est bon, il est creux, il est grandiose et lamentable.

Avec un livre, je suis rude. Soit j’y tiens comme à la prunelle des mes yeux, soit je le brade au vide-grenier. J’ai fait une boite remplie de quelques livres précieux avec la mention «  à garder après ma mort » Le livre qui ne devra jamais être détruit c’est « Dès les premiers jours de l’automne  »   d’ Émile Copfermann, édité chez Gallimard, coll. Haute enfance . Je sais que ma fille va garder ce livre mais après elle?

Qui aura le cœur de l’acheter un euro sur une foire aux livres ? J’espère que ce sera vous qui lisez ces lignes pour le blog de Claude Colson, auteur de « Chemins croisés », récit présent dans ma boite à livres « immortels »…

Mes livres : « Dix jours » – roman –

« La Reine du découpage » –  récit 158 p. – éditions de la Rémanence, 2014

(Note de lecture sur ce blog : https://claudecolson.wordpress.com/2014/12/23/la-reine-du-decoupage-dodile-lecouteux/ )

????????????????????????

« J’écris pour vivre plus intensément », (interview par C. Brunet, 2010)

christine brunet (239x195)

Je vais parler ici de mon rapport à l’écriture.

Dans la série des interviews qui m’ont été demandées et que je vous présente à rebours en commençant par les plus anciennes, voici la deuxième, de novembre 2010 pour le blog aloys de Christine BRUNET (je la remercie une fois encore de m’avoir permis de préciser ma démarche).

« Lorsque vous dites à quelqu’un que vous écrivez, après l’inévitable surprise de la première seconde, vous obtenez invariablement la même question : « et ça t’est venu comme ça ? »

L’histoire de l’auteur avec cette « première fois » est toujours différente mais donne toujours la clé pour comprendre son univers… Il est parfois des évidences incontournables qui se construisent au fil du temps, d’autres abruptes qui flirtent avec la pulsion passionnelle de l’instant.

 C’est lors de cette première confrontation à la page vierge que l’auteur tisse son rapport à l’écriture. Douceur, patience, travail ou violence, urgence, besoin… Raison ou déraison ? Moi, je dirai fusion entre certains auteurs et leurs textes…

 C’est ainsi que j’appréhende l’univers créatif de Claude Colson … Pour m’en assurer, j’ai fait comme tout le monde en lui posant la sacro-sainte question : « comment, quand et pourquoi t’es-tu mis à écrire ? » « C.B.

Je suis venu à l’écriture brutalement, il y a 15 ans. Deux éléments ont été déterminants : un changement d’activité professionnelle m’avait amené à faire des trajets quotidiens en train (qui ont une certaine importance dans ma poésie). Cela m’a redonné le goût de la lecture qui se trouvait, alors, mis en veilleuse. J’ai donc lu, lu, lu dans ces trains et à présent j’y écris aussi, mais pas seulement là. Et puis, des aléas de ma vie sentimentale ont fait qu’à un moment j’ai eu besoin de l’exutoire de l’écrit.

« Mes premiers mots d’auteur (dans Saisons d’une passion, début du livre) : il souffrait, il décida d’écrire. » raconte Claude Colson.

Je suis donc venu à l’écriture par l’autofiction et ai trois livres de ce genre à mon actif.

Depuis je n’ai jamais cessé d’écrire ; plus ou moins selon les époques.

J’écris au stylo, pour l’indispensable sensualité de cet acte, et retranscris ensuite à l’ordi (même ce texte pour toi ;  je sais, c’est du boulot, mais je n’imagine pas d’écrire autrement).

                                                                                                                                          aloyst (363x139) (363x139)

 Comme je le comprends même si, aujourd’hui, pour moi, le clavier a remplacé ma plume… Il y a cette sensation spéciale du papier sous la main, du stylo qui court sur la surface blanche et comble le vide peu à peu…Tu mélanges les genres dans tes textes : que t’apporte chaque style ?

Ce qui me vient le plus facilement, c’est l’expression d’un ressenti personnel, et assez souvent c’est sous forme poétique, notamment les temps forts. J’ai coutume de dire que c’est par paresse : pas besoin de se décarcasser à trouver un sujet, il est en moi ! En écriture, la recherche d’un thème a toujours été ma plus grande difficulté. Dès que j’ai couché une ligne sur le papier le reste suit.

Le poème est aussi une forme en soi achevée et….courte (pour le paresseux que je suis).

Le journal permet aussi, plus simplement peut-être, l’écriture de soi, et le récit permet de relater l’événementiel ( je distingue schématiquement) : voilà peut-être pourquoi j’ai dans les trois livres mêlés les trois genres (cette décision est venue après-coup) qui s’éclairent mutuellement dans la narration d’un vécu qui n’a d’intérêt que s’il parvient à toucher à l’universel.

Alors, pourquoi j’écris ?

Pour vivre plus intensément. Je mêle sans cesse la vie réelle et son expression littéraire. Je trouve que l’écriture booste la vie, qu’elle lui donne aussi un contenu qui me paraît souvent plus important que les éléments du réel. Ce mélange a été qualifié par une de mes relations d’attitude proustienne (Je précise que j’ai lu Proust et que généralement il m’ennuie !!)

 Peut-on parler d’une évolution de ton écriture au fil des textes et du temps ?

Je crois qu’une écriture évolue nécessairement avec l’évolution de l’auteur, surtout les écritures comme les miennes, qui restent assez fortement déterminées par le vécu, notamment en poésie où j’écris pour DIRE une émotion ou une croyance, dire parfois le non-dit social.

On ne peut essayer de faire partager son dire, d’universaliser une expérience, qu’au prix d’une sincérité absolue (ou quasi)…

Une évolution dans tes recherches de forme ?

Je pense avoir épuisé mes recherches en écriture d’autofiction.

Dans mes trois livres, j’ai successivement fait parallèlement des recherches de forme (mais là aussi, c’est venu après le jaillissement premier de l’écriture) : Saisons d’une passion est un récit linéaire (une flèche),Léna, une rencontre, une spirale (reprise obsessionnelle du thème), et le dernier, Toi-Nous a une construction en dents de scie – avec mélange intégral et permanent des trois genres, contrairement aux deux autres livres où ces genres occupent des parties séparées – pour rendre compte d’une folle histoire d’amour fou avec vingt-quatre ruptures.

J’ai très longtemps pensé que j’avais un problème avec l’écriture de fiction, que je n’avais aucune imagination pour cela. Puis je me suis battu, j’ai commencé – assez récemment, enfin depuis quelques années quand même – par quelques exercices d’écriture sur un thème imposé. J’ai pu alors écrire quelques nouvelles (brèves) et, depuis 2007, j’ai tenté l’écriture romanesque de fiction. J’ai écrit deux textes , non encore publiés, un roman court environ 115 pages de livre et une novella d’environ 85 pages.

J’ai cependant encore l’impression que cette capacité à écrire de la fiction est fragile. (Depuis un peu plus d’un an d’ailleurs, je fais une pause dans cette activité, me contentant de textes très courts en prose ou plus souvent des poésies, car c’est impossible de cesser totalement d’écrire. Quand je vis des choses fortes, ma poésie est sensuelle, sensitive ; sinon elle est plus réflexive.)

Pour y parvenir je m’étais astreint à faire un plan, semi-précis, mais j’en ai eu assez vite assez et je me suis jeté assez tôt dans l’écriture du roman. Là j’ai eu la surprise de voir parfois l’histoire s’auto-créer, les personnages vivre leur vie et me faire ajouter des chapitres à ceux que j’avais prévus. Ces interactions entre mon projet et l’écrit sont exaltantes et créatrices.

 Peut-on dire qu’aujourd’hui, cette écriture-besoin est plus raisonnée ? qu’elle évolue en même temps que toi ?

Oui, l’écriture du besoin pur est plus raisonnée – mais j’ai toujours mêlé à elle la tentation de l’esthétique. Aujourd’hui l’écriture est plus nourrie de l’envie d’écrire elle-même, mais il y a encore cette volonté du DIRE dont je parlais. Le but étant d’atteindre, si possible, l’adéquation parfaite entre une chose à exprimer et son expression.

Plus de travail aujourd’hui ?

Oui, mais  le plus gros est effectué au moment de la création: aurais-je l’immodestie de dire que j’ai à ce moment-là une certaine facilité (une fois le thème trouvé, ce qui est mon calvaire) et que l’accouchement d’un poème est assez rapide. J’ai parfois essayé de retravailler après-coup mais j’ai abouti à un ensemble plus froid (en poésie, trop intellectualisé).

Je crois beaucoup à la force du jaillissement premier et de l’émotion. Chez moi, une ligne posée appelle d’elle-même la suivante
En fiction, bien sûr il y a un important travail préparatoire (recherches, plan etc.). Retouches à la relecture, aux relectures, mais ce ne sont que des retouches, généralement non essentielles.

Il va falloir que j’accentue cet aspect travail si je veux arriver à produire des textes plus longs (mon record 115 pages). Mais peut-être suis-je fait pour le texte court ??????

 Mais ne crois-tu pas que le travail efface le côté fusionnel de l’auteur avec son texte ?

J’ai commencé à écrire sous l’impulsion de la passion amoureuse. Je me suis « un peu » distancié de cette dernière et l’ai transposée, sans doute pour partie, sur la passion de l’écriture…

 Un transfert… Une évolution… Mais la passion est toujours là. Passion créatrice, voilà le titre de mon blog… Un titre qui en a fait sourire plus d’un… Pourtant… La passion est le moteur du processus de création. Elle est le lien étrange qui unit l’écrivain et son texte. Révélation tardive ou besoin précoce, elle est toujours le résultat d’un parcours personnel.

 Il y a autant de façon d’écrire qu’il y a d’auteurs. Quelques uns utilisent leur récit comme un laboratoire linguistique… Certains restent spectateurs de leur œuvre pour en maîtriser le courant, ou, au contraire, se laissent aller au fil des lignes et des événements qu’ils imaginent.

Il en est, enfin, qui ont un rapport fusionnel avec l’écriture qui devient alors le reflet d’un état d’âme, d’une tension personnelle… (23/11/2010).

————————————————————————————————————————

Voilà, vous en savez un tout petit peu plus sur mon écriture.

Le changement ?

Elle est là, la tâche

Insurmontable ou presque

En tout cas gigantesque

Sans même l’ombre d’un salut entrevu

Car tant complexe et tant ardue

Un monde où l’injustice fait rage

Un monde sans partage

Où l’acquis des uns est le dénuement des autres

Qui par violence et coup férir

Voudraient place nôtre acquérir

Exploiter à son insu

Ou presque

Oublier d’y penser

Préférer occulter

Continuer

Que faire d’autre ?

S’en remettre à autrui tout aussi démuni ?

Semer les germes tant honnis

De la future ou présente barbarie

Julius Winsome ( Gérard Donovan) – Note de lecture

Julius winsome (200x225)

17 janvier 2015

Poète, romancier et nouvelliste, Gerard Donovan, né en Irlande, vit actuellement aux États-Unis. Julius Winsome est son premier roman à paraître en France. Source : éditeur ; (paru en 2009),

Présentation de l’éditeur
Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d’anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. Julius Winsome est l’histoire tendue et émouvante d’un  » étranger » à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. Avatar du Meursault de Camus, qui tuait « à cause du soleil « , Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil. Écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d’amour, de vengeance et de mort est à l’image du paysage, âpre, froid, cinglant. C’est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages.

Mon avis :

J’ai adoré ce livre sur la vie d’un homme menant une existence quasi recluse. De magnifiques descriptions de nature sauvage.
Il nous interroge sur les différents modes d’existence possibles et on reste songeur en refermant l’ouvrage, nos certitudes ébranlées.
Les deux dernières lignes atteignent à la puissance du symbole.

Apparemment les avis de lecteurs sont très tranchés : ou on aime ou on déteste. Àpropos de ce constat, bix229, un internaute a écrit : « Moi ce qui me frappe de plus en plus, c’ est la façon dont fontionne l’ entité d’ un moment livre/lecteur…
Comme le dit quelque part le poète Octavio Paz, le poème écrit appartient à celui qui le lit…
Et celui qui le lit est chaque fois différent, meme si c ‘est le meme ! »

J’avais ajouté en plaisantant : …et qui n’est jamais ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, qui aime et qui comprend….  🙂

À propos de mes « Saisons poétiques en train » (ed. Hugues Facorat, déc.2014)

12577384-0

Un auteur aime chacun de ses livres : il y a laissé une partie de lui-même, avant de les offrir à un lectorat potentiel.

J’ai cependant dit dans mon article du 9 janvier que deux de ceux-ci tenaient une place particulière dans ma bibliographie.

C’était à la fois vrai et faux.

Faux car c’était faire fi de mes trois premiers livre (ed. Chloé des Lys), où – au travers d’une expérience personnelle – j’essaie d’analyser le mécanisme de la passion amoureuse. L’amour est bien sûr une dimension fondamentale, peut-être la dimension première – de l’être humain. Mais la passion est éphémère…

(Ce propos me donne à penser – en coq à l’âne – que les œuvres d’auto-fiction engageraient peut-être davantage leur auteur que la fiction… C’est là un autre débat…).

C’est également vrai car l’importance à mes yeux de mon dernier livre de poésie est – comme celle de « Chemins croisés » dont je parlais récemment d’un autre ordre – quoiqu’encore différent.

Si les 3 premiers contenaient chacun un tiers de poésie, celui-là en recèle 80% et je pense pouvoir le qualifier de recueil de poèmes, un premier recueil en quelque sorte après vingt ans d’écriture.    …/

Lire la suite « À propos de mes « Saisons poétiques en train » (ed. Hugues Facorat, déc.2014) »