Une belle époque, de Kate Milie (note de lecture)

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Paru en 2009 aux éditions Chloé des Lys, c’est le premier livre de cet auteur belge. Elle en a publié 4 à ce jour, je crois.

Présentation sur son blog :

 

 

 

L’esclave vieil homme et le molosse (P. Chamoiseau) : brève de lecture

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Patrick Chamoiseau

Patrick Chamoiseau (né à Fort-de-France, 3 décembre 1953) est un écrivain français originaire de la Martinique. Auteur de romans, de contes, d’essais, théoricien de la créolité, il a également écrit pour le théâtre et le cinéma. Le prix Goncourt lui a été décerné en 1992.
source: wikipedia


Je viens de terminer la lecture de

L’esclave viel homme et le molosse. je ne connaissais rien de l’auteur, j’avais juste feuilleté un autre livre de lui. D’emblée j’avais été étonné par le foisonnement de la langue, sans pouvoir faire le départ entre le créole, que je ne connais pas, et la créavité personnelle de l’auteur. Je l’ai retrouvé ici dès la première page : des associations surprenantes, d’une puissance inouië, des mots qui rerouvent des sens anciens ou des sens que l’auteur leur prête (?).
Il s’agit de la fuite d’un esclave que le Maître poursuit en ayant lâché le Molosse à ses trousses. Une lecture haletante vers la fin, au rythme de la course-symbole. mais ce qui domine, une fois le livre refermé, c’est l’éblouissement par la langue, la surprise devant l’inaccoutumé, le respect dû aux Grands.
Oui, plus encore que l’admiration, l’étonnement.
Le premier livre de lui que j’avais parcouru m’avait un peu dérouté, mais on se fait à ce style.

La vérité sur l’affaire Harry Québert, de Joël Dicker (note de lecture)

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(Grand prix du roman de l’Académie française 2012, Prix Goncourt des lycéens)

Résumé de l’éditeur : à New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.
Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Lire la suite « La vérité sur l’affaire Harry Québert, de Joël Dicker (note de lecture) »

Une fille occupée ( Dominique Conil), Note de lecture

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« Dominique Conil, au terme d’études universitaires (anglais, chinois) entrecoupées de nombreux voyages, devient journaliste grand reporter. Après avoir assuré pendant trois ans la chronique littéraire de l’Etudiant, elle intègre, en 1984, l’équipe du quotidien Libération, où elle va suivre les prisons, assurer pendant 14 ans la chronique judiciaire, ainsi que de nombreux reportages à l’étranger, notamment en Russie. Elle fait partie de l’aventure de l’Autre journal, fondé par Michel Butel. En 1995, elle publie Notre Justice, enquête-essai sur la justice en France.  » Centre du Livre de Poitou-Charentes

Ma lecture : Je viens de terminer son deuxième livre Une fille occupée (Actes Sud- 206 p.) et je dois dire que j’ai d’abord été dérouté par son écriture elliptique, heurtée, étrange, par la construction éclatée aussi : juxtaposition de scènes, de tranches de vie parfois disparates des divers personnages. Il m’est arrivé de chercher l’unité de tout cela. Surprenante aussi l’intrication plus que fréquente du réel etde l’imaginaire, littéraire surtout. Au tiers du livre j’ai pensé laisser tomber, mais je n’aime pas cela et j’ai insisté, pour finir par m’habituer à ce style et même à être comme envoûté par ce qui m’a fait penser à un style incantatoire. J’ai lu le dernier tiers avec bonheur. A lire si vous cherchez des choses peu ordinaires. Lire la suite « Une fille occupée ( Dominique Conil), Note de lecture »

Le goût des femmes laides – Richard Millet ; (petite note de lecture)

millet2 (260x194) L’ auteur, avec ses positions, a alimenté des polémiques : une raison pour m’inciter à découvrir son écriture. Richard Millet

« Corrézien d’origine (né en 1953), il a passé une partie de son enfance au Liban, de l’âge de six ans à l’âge de quatorze ans, et il y retourne régulièrement. Il a enseigné les lettres pendant vingt ans avant d’y renoncer pour se consacrer entièrement à l’écriture. Romancier et essayiste, il a peint sa Corrèze natale dans de nombreux romans ou récits tout en s’attachant dans ses essais à défendre une certaine idée de la littérature. » Wikipédia

Le fait qu’il plaise à Eric Naulleau m’a intrigué et j’ai voulu commencer de le découvrir. Le goût des femmes laides (2005) Bien que catalogué « roman », ce livre est surtout une bien intéressante réflexion- mise en scène- certes- sur la laideur d’un homme et sur le questionnement qui en jaillit pour lui-même et sur les autres, sur la manière dont cela va infléchir la vie de tous ces protagonistes. J’y ai trouvé une profondeur qui ne m’a jamais fait regretter d’avoir ouvert ce livre un peu particulier. Quelques extraits de la fin qui donnent le ton (ici c’est le chemin qui est important, pas le terme) :

 » Un récit impossible, je le savais, je le sais encore puisqu’on me soupçonna d’avoir forcé le trait, de m’être montré masqué….. et que l’accent de vérité qu’on peut trouver à mon récit n’est qu’une forme de dénégation, une dévorante quête du démenti …et, comme un chrétien du 1 er siècle espère la fin du temps et la résurrection de la chair, attendant qu’une femme très belle vienne enfin à moi pour démentir ma laideur,…me donnant mon vrai visage, celui qui était le mien avant que je rencontre le regard de ma mère, bien que je sache que rien ne changera pour moi, que tout commence et finit de la même façon, pour les laids comme pour les autres, dans la défaite, l’absence ou l’impossibilité de l’amour qui aura été notre seule manière d’aimer ici-bas. »

Brève de lecture : Val de Grâce- Colombe Schneck

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Biographie de l’auteur
Colombe Schneck est née à Paris le 9 juin 1966. Journaliste à i

Colombe Schneck est l’auteur de six romans dont La Réparation (Grasset, 2012). (source amazon)

J’ai lu Val de Grâce

La narratrice ( l’auteur ?) se penche sur la description d’un appartement où elle a vecu son enfance et sa jeunesse. le souvenirs reviennent, affluent, se modulent. La famille y passe de la grande aisance aux restrictions financièrement imposées et cela transparaît au travers des objets qui meublaient l’habitation.
Au début cela m’a intéressé puis j’ai trouvé que ça finissait par ronronner, se répéter , bref je m’ennuyais un peu et me demandais, peu avant la fin, si j’allais aller au bout.
Bien m’en a pris : il faut attendre les sept dernières pages pour avoir la clé, et ces pages sont bouleversantes.
Attendez d’avoir lu le reste pour y aller. 🙂

Le bon plaisir – Françoise Giroud (note de lecture)

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Françoise Giroud

(wikipedia 🙂 Françoise Giroud, née Lea France Gourdji le 21 septembre 1916 à Lausanne1, en Suisse, et morte le 19 janvier 2003 à l’Hôpital américain de Paris à Neuilly-sur-Seine, est une journaliste, écrivaine et femme politique française.
Son pseudonyme de Françoise « Giroud », quasi anagramme de Gourdji, que lui avait inventé Maurice Diamant-Berger pour travailler à la radio vers 1938, est officialisé par un décret paru au Journal officiel du 12 juillet 19643.
Vice-présidente du Parti radical-socialiste et de l’UDF, elle a été deux fois secrétaire d’État, et fut une personnalité majeure de la presse française.

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J’ai lu Le bon plaisir– ed.Mazarine, 1983

Un film a été tiré ce ce roman assez court, avec Catherine Deneuve , Jean-Louis Trintignant, Michel Serrault …

L’histoire :

Claire Després, qui a eu une liaison avec un homme ambitieux devenu Président de la République, se fait voler son sac à main. Dans celui-ci se trouve une lettre qui laisse entendre que de cette liaison pourrait être né un enfant. Claire Després informe le Président de l’incident.
Celui-ci, par l’intermédiaire du ministre de l’Intérieur, va tout mettre en œuvre pour retrouver la lettre et empêcher que l’existence de cet enfant illégitime ne soit révélée. Il va notamment mettre Claire sous écoutes .
Pierre, le voleur, travaille également comme traducteur pour un journaliste et éditeur d’une lettre d’information confidentielle. Celui-ci, intrigué par son contenu, fait des recherches et identifie l’écriture du président.(wikipédia)

J’ai passé un excellent moment de lecture avec cet opus. J’ai trouvé l’écriture alerte, le récit bien construit, prenant, qui nous plonge dans les arcanes impitoyables du pouvoir. Je l’ai lu très vite ; difficile de le lâcher.
Vers la fin j’ai pensé à La plaisanterie de Kundera. Lire la suite « Le bon plaisir – Françoise Giroud (note de lecture) »

Les aventures du capitaine Alatriste (brève de lecture)

Série d’Arturo-Rerez-ReverteArturo Biographie de l’auteur Arturo Pérez-Reverte est né à Carthagène, Espagne, en 1951. Il a été grand reporter et correspondant de guerre pendant vingt et un ans. Ses romans sont des succès mondiaux, et plusieurs d’entre eux ont été portés à l’écran. Il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture et sa passion pour la mer et la navigation. Il est membre de la Real Academia Espanola de las Letras. « Les Alatriste » : 8 tomes au moins sont parus en France :

1996 Le Capitaine Alatriste

1997 Les Bûchers de Bocanegra

1998 Le Soleil de Breda

2000  L’Or du roi

2003 Le Gentilhomme au pourpoint jaune

2006 Corsaires du levant

2012 Le Pont des assassins

2014 La patience du franc-tireur

Je n’ai lu personnellement que 6 tomes parus en France des Aventures du Capitaine Alatriste et j’ai adoré ce foisonnement baroque dans l’épopée. Un mot à leur propos : narration des aventures hautes en couleur d’un nobliau désargenté, genre de mercenaire, et de son page lors ce campagnes en Flandres par l’armée espagnole vers 1750. Cape et épée et…..délicieux de vie, de rebondissements, traîtres, complots, éxécutions, fastes de la cour d’Espagne. Un délice. Pour « Corsaires du levant », même si ce n’est pas déplaisant, j’ai quand même eu l’impression que l’auteur commençait à exploiter la veine un peu trop. Il faudrait que j’essaie les deux derniers de cette série . Autres livres : je vais mettre un mot du « Peintre des batailles » en com., auteur Arturo-Perez-Reverte.

Auteurs et marque-pages

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Je souhaite faire ici quelques réflexions sans aucune prétention car, je l’avoue, je n’ai pas grande expérience en la matière. À la mienne, modeste, je joins ici celle d’ « anciens ».

L’auteur peu connu souhaite généralement gratifier l’acheteur d’un livre, ou simplement remercier la personne avec qui il a eu un échange intéressant, d’un petit plus qui, de surcroît, aidera celle-ci à se rappeler de ce moment… et de cet auteur qu’il n’avait pas prévu de croiser. Le marque-page peut encore jouer ce rôle, même si c’est un grand classique.

Il peut-être utilisé comme accroche face au quidam pressé qui a parfois naturellement tendance à passer devant votre stand sans même jeter un regard. Il pourra retenir un peu celui ou celle qui vous objecte : « je ne sais pas, je ne vous connais pas. » Quand vous lui aurez remis l’objet, il ne pourra plus, au moins  la prochaine fois si elle se présente, arguer de la sorte car vous aurez pris soin de glisser sur ledit signet quelques renseignements sur votre personne et/ou vos productions.

Il paraît même que parfois certaines de ces personnes pressée Lire la suite « Auteurs et marque-pages »

Accroche-toi, Anna ! d’Isabel Wolff (note de lecture)

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Un peu de chick-lit’ pour changer ; je n’ai pas d’a priori. 

Biographie de l’auteur
Isabel Wolff est née dans le Warwickshire et a étudié la littérature anglaise à Cambridge. Elle se consacre à l’écriture avec le succès que l’on connaît et a écrit entre autres Rose à la rescousse (2003), Misérable Miranda (200.1) et Les Amours de Laura Quick (2006) publiés aux éditions Lattes. Elle vit aujourd’hui à Londres avec sa famille.

J’avais déjà lu d’elle Misérable Miranda, une lecture légère, « de vacances » et pleine d’humour.
Je viens de terminer Accroche-toi, Anna !

Présentation de l’éditeur :
Après la mort subite de sa mère, Anna comprend que le bonheur est compté. Troquant alors la finance contre les philodendrons et le capital contre les capucines, elle quitte la City pour réaliser son rêve : devenir architecte paysagiste, en hommage à sa mère qui avait la main verte. Mais, à la veille de ces lendemains qui chantent, elle fait la connaissance de Xan. Cette rencontre transforme son univers plus qu’elle n’aurait jamais pu l’imaginer – notamment grâce à l’arrivée d’une petite Milly, neuf mois plus tard. Entre un nouveau métier et une première maternité, Anna lutte pour trouver son équilibre. Mais lorsqu’elle déterre un vieux secret de famille, il semble que le passé et le présent ne soient plus ce qu’ils étaient…

Ma lecture : Un livre que j’ai trouvé surtout, je crois l’avoir dit, d’abord remarquablement humain. Oui, c’est le mot qui me vient en premier à l’esprit. Avouerais-je qu’une scène m’a même tiré une larme, tant les sentiments sont justes et justement rapportés ?
Un livre plus profond que le précédent lu par moi, sous des apparences de peu. Beaucoup de rebondissements de l’intrigue, distrayante.
Seul regret, la fin, un trentaine de pages sur 485, est par trop cousue de fil blanc.
Globalement, je le conseillerais.