Écriture : deux exercices formateurs

Celles et ceux qui connaissent mes écrits savent que ce qui les caractérise, c’est une certaine sensualité (souvent), un aspect visuel marqué et surtout la forme courte ( fragment, nouvelle, novellas et poésie ; on la retrouve même dans mes récits.)

J’ai eu récemment l’occasion de travailler des textes différents sous deux angles :

– L’exercice peut-être le plus simple des deux :

J’avais fait il y a vingt ans un voyage dans un pays lointain et avais tenu une sorte de carnet de bord (prose et poésie).J’avais déjà publié, outre les poèmes, une mini-nouvelle de 1250 mots, sur le net. J’ai souhaité présenter à un éditeur un travail nécessitant 5000 mots. À l’aide de mon vieux carnet, j’ai joint quelques anecdotes à ce journal de voyage, pour obtenir rapidement 2650 mots.

j’ai dû ensuite étoffer, développer, puiser de la matière dans mes poèmes d’alors – reprenant des idées en prose – joindre de nouvelles anecdotes et j’y suis parvenu, avec donc environ 31 000 signes,

Un autre éditeur acceptait les textes à partir de 40 000 , j’ai poursuivi le travail et ai obtenu plus de 41 000 signes (6650 mots ), augmentant le texte d’un quart.

Le risque, comme du reste dans l’exercice n° 2 est de veiller à la cohérence tant du récit que grammaticale et ici spécifiquement de n’ajouter que des choses pertinentes, sans délayer. Je pense y être parvenu. Je n’exclus pas de poursuivre le travail pour parvenir à 8000 mots, afin de le proposer à un autre éditeur, dont c’est l’exigence. Il faut bien sûr ne pas perdre de vue que tout exercice a ses limites (rejoignant celles de l’écrivain ? 😉 )

le deuxième exercice :

Je disposais d’un récit de vie mêlant prose, poèmes et journal. J’ai souhaité faire du récit initial une nouvelle. Il comptait quelques 12 500 mots (environ 75 000signes, selon ma moyenne personnelle, environ 6 signes par mot).

L’éditeur ne voulait pas plus de 8000 mots, Je l’ai réduit en 4 phases de travail successives, grignotant çà et là, supprimant des choses moins pertinentes, changeant le vocabulaire tout en tentant de préserver le style. À la fin seul subsistait l’essentiel, l’indispensable peut-être.

C’est plus difficile que l’exercice précédent car un auteur souffre parfois de devoir se censurer, mais il faut souvent passer par là pour que le texte gagne en force. Ici, ce n’était pas le but, mais un exercice imposé, un peu différent.

En tout cas, cela donne un véritable recul sur sa propre écriture et et l’on s’en trouve enrichi. Je conseille cet entraînement à tout auteur ; il ne peut qu’améliorer son style.

2 réflexions sur “Écriture : deux exercices formateurs

  1. Cher Claude,
    Tes expériences sont très intéressantes.
    Personnellement, je préfèrerais supprimer qu’ajouter… C’est sûrement plus délicat, mais la concision n’a pas de prix (contrairement à la circoncision !)
    Bien amicalement

    J'aime

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