Mémé- Philippe Torreton – Note de lecture

Le livre :

« Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois.
Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose. »

 

L’auteur :

Nationalité : France
Né(e) à : Rouen , le 13/10/1965
Biographie :

Philippe Torreton est un acteur français né à Rouen le 13 octobre 1965.

Élève du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il fréquente les classes de Madeleine Marion, Catherine Hiegel et Daniel Mesguich ; il y reviendra pour enseigner à partir d’octobre 2008.
Philippe Torreton entre en 1990 à la Comédie-Française comme pensionnaire. Il en devient le 489e sociétaire en 1994.

Après des rôles parmi les plus prestigieux comme Scapin, Lorenzaccio, Hamlet, Henry V, Tartuffe ou George Dandin, il quitte la Comédie-Française en 1999.

Distingué en 1996 par le Prix Gérard Philipe de la ville de Paris, il interprète le rôle éponyme du Capitaine Conan dans le film de Bertrand Tavernier évoquant un épisode peu connu de la Première Guerre mondiale puisqu’il se passe en 1919. Son jeu dans ce rôle lui vaut le César du meilleur acteur en 1997.

Acteur engagé, il interprète en 1999, toujours pour Tavernier, le rôle d’un directeur d’école maternelle confronté à la misère sociale dans Ça commence aujourd’hui.

Il est nommé chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1999.

Ma lecture :

J’ai été très intéressé par ce témoignage sur une vie d’une autre époque, que j’ai connue, même si c’était dans une tout autre région. Il y a nombre de similitudes et je crois que cela peut intéresser aussi ceux qui n’ont pas vécu cette sorte de vie-là car trop jeunes : ce serait une ouverture d’esprit, à coup sûr.

La tendresse y affleure à chaque page et cela rend le livre très « humain », de cette humanité que l’on montre trop peu souvent par pudeur ou par conformisme eu égard au jeu social.

J’ai apprécié surtout la beauté de la langue, sa précision et cette façon qu’a l’auteur de tordre les images en détournant nombre de mots de leurs associations habituelles : une sorte de redécouverte du langage. Bref, pour moi, c’est à lire !

Extrait :

Une blouse avec deux grosses poches devant pour y mettre tes énormes mouchoirs, des mouchoirs grands comme des taies d’oreiller, des mouchoirs porte-monnaie, porte-noisettes, mouchoir foulard, mouchoir chapeau avec un nœud à chaque coin, mouchoir gant de toilette pour essuyer les petits morveux ou les petits qui saignent ou les petits au chocolat. Des mouchoirs qui pourraient se vexer que l’on se mouche simplement dedans.

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