La mare s’éveille (poésie)

ma mare 2

LA MARE S’ÉVEILLE

Mi-mars n’est plus très loin.

La mare se déraidit.

La caresse frileuse d’un soleil nain

Tend à lui faire oublier le frimas de la nuit.

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Il est quinze heures. Une petite chaleur

Surchauffe la tête, qui se casque,

Tandis que la bise, sans peur,

Glace le corps fuyant le vent-bourrasque.

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C’est la saison mêlée,

Indécise, semblable au quidam

Qui suit les mouvements de son âme,

Eux aussi parfois dépareillés.

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Vestiges des ardeurs de l’hiver,

Des branchages affreux, décharnés,

Encombrent le plan d’eau, son aire,

Semblant retarder du printemps les effets.

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Mais, bien avisé, l’homme, lui, résiste

Au froid qui voudrait le chasser du lieu.

Il sent bientôt la chaleur l’emporter, de peu

Sur ce combat, cette lutte sinistre

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Car c’est ainsi que la nature le veut :

Pour un temps, Douceur doit triompher.

C’est son heure et les oiseaux, par instinct guidés,

L’ont bien perçu ; ils chantent à qui mieux mieux,

Incitant le poète, votre ami,

Une fois encore à tremper

Sa plume dans l’encrier

Car – c’est connu – la poésie, elle aussi,

Donne fort et joli sens à la vie.

(collection : la mare)

2 réflexions sur “La mare s’éveille (poésie)

  1. Merci, Manou : je suis venu à l’écriture par la poésie et même si a présent sa place dans celle-là est plus réduite, elle n’en demeure pas moins présente et émotionnellement importante chez moi.

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