Sur la plage de Chesil, Ian McEwan ( c.r. de lecture)

 

Présentation de l’éditeur

Le soir de leur mariage, Edward et Florence se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais, dans l’Angleterre de 1962, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment vite leur nuit de noces en épreuve de vérité. Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l’alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l’ambiguïté et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d’une vie.

Biographie de l’auteur (Amazon)

Ian McEwan a passé une grande partie de sa jeunesse en Extrême-Orient, en Afrique du Nord (en Libye), et en Allemagne, où son père, officier dans l’armée britannique, était envoyé. Il a fait ses études à l’université du Sussex et l’université d’East Anglia, où il a été le premier diplômé du cours d’écriture créative créé par Malcolm Bradbury. Insolite et insolente, provocatrice, hautement originale, l’œuvre de Ian McEwan surprend par ses tours de force de concision et d’humour. L’auteur joue avec les énigmes qui sont l’essence de la narration. Tous ses romans affichent une parenté lointaine, sous forme de simulacre, avec l’énigme policière. Il a publié plusieurs nouvelles et romans pour adultes et, en 1994, «Le Rêveur», un recueil de nouvelles pour la jeunesse.
Ma lecture :  (écrit en 2007)

Sentiment mitigé. J’aurais dû lire les 30 dernières pages plus tôt car, de mon point de vue, elles sauvent le livre. J’aime la « morale » que Mc Ewan donne ici, selon moi, à entendre: l’amour a (de toute façon ?) une vocation tragique ; l’incompréhension est la règle (me trompé-je ?).
Pour l’ensemble – même si le problème soulevé est réel – (j’ai quasiment connu cette époque et rien n’a véritablement changé en ce qui concerne la libéralisation des mœurs avant 68/69) j’ai eu l’impression qu’il le traitait de manière outrancière, presque jusqu’à l’invraisemblable. J’ai trouvé aussi que ce retour sur l’événement était tellement intellectualisé que le récit se traînait en ..longueurs, avec un déficit notoire d’action (et pourtant Dieu sait si j’aime les analyses psychologiques). On est parfois aux marges de la ratiocination, de l’….. de mouches.
Mais, je le répète, les 30 dernières pages, bien que souffrant à mes yeux des mêmes « défauts », restent bien belles.
Serais-je pessimiste ?  Je le crains. mais en même temps ce qui me paraît fascinant dans la relation d’amour, c’est que malgré l’échec, on repart presque toujours (avec un autre objet), on ne peut y échapper… Le phénix qui renaît de ses cendres….
C’est certain que j’ai insisté ici sur tout ce qui m’a gêné dans l’analyse psychologique, en gros trop long pour dire quasiment toujours la même chose, trop de détails pour mon goût et ne nuançant pas assez en éléments nouveaux. J‘avoue que j’ai eu tendance à la fin à généraliser ce fiasco en me disant : si la cause de l’échec n’avait pas été celle-là, c’en aurait été une autre… 

2 réflexions sur “Sur la plage de Chesil, Ian McEwan ( c.r. de lecture)

  1. J’ai lu Atonement et étais sous le charme absolu, encore plus quand le film est sorti qui m’a permis de mieux percevoir bien des choses. J’en ai lu un autre ensuite, et je me suis forcée à le terminer… Belle écriture mais voilà… il n’y a pas miracle à chaque fois!

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