« VITA FUGIT »

VITA FUGIT

( à M.-J.)

Toi, la parente

Que la vie m’a apportée

Telle une farce, le premier avril

Et qu’ insouciante, insolente,

Elle m’a laissée presque une année.

 ————————————

Toi que la vie a mise quasi en exil

Par maladie et souffrance,

Toi, un peu côtoyée en enfance

Puis retrouvée, des lustres et lustres après,

Toi, bien loin, alors par deux fois rencontrée,

————————————–

Comme prévu, hélas, t’en es allée

Bien jeune, emportant la part de secret

Qu’avec moi tu cherchais à comprendre.

Toi, l’Inattendue, la Donnée, la Rendue,

———————————————

Je pense, en ce jour malheureux, à tes cendres.

Les déferlantes – Claudie Galley (note de lecture)

les déferlantes

Résumé de l’éditeur : Un jour de grande tempête sur la pointe de la Hague, Lambert revient quarante ans après sur le lieu du naufrage de ses parents et de son petit frère. La narratrice, intriguée par cet homme, va peu à peu découvrir le mystère et les secrets de cette noyade et mettre au jour les liens complexes unissant certains habitants du bourg. Grand Prix des lectrices de«Elle» 2009.

Ma lecture :

Un livre déjà ancien, allez-vous dire. Oui, mais une valeur sûre, un livre qui m’a emporté. 😉

En le refermant, j’avais dit : j’en ai le souffle coupé. Exceptionnel, magnifique, magistral ! Et de bout en bout ! Puis, quand j’ai retrouvé la voix,  hélas, car l’émotion éprouvée vers la fin était indicible et si belle, j’ai essayé d’en souligner la force.

Ce livre, je l’ai d’abord ressenti.
L’écriture est si sobre et si juste que les scènes sont là devant nos yeux incrédules, livrées dans une objectivité brute qui nous contraint à y déverser nos interprétations et émotions.
La vie surgit à chaque instant, distillée en touches impressionnistes créant comme un unanimisme, et au centre : la fragilité de notre condition, le tout remarquablement mis en lumière par une langue parfaite (ou parfaitement adaptée). Lire la suite « Les déferlantes – Claudie Galley (note de lecture) »