Trinidad de Cuba (poème)

Trinidad

Un poème écrit là-bas en 2001 ; une ville merveilleuse :

 

TRINIDAD (Cuba)

Je reviendrai à Trinidad, cité calme, propre et tranquille,
Je reviendrai à cette « ciudad », quintessence humaine de la ville.

Revoir ses ocres délicieux mêlés aux bleus des ciels-foison,
Se perdre aux verts merveilleux qu’on lit partout sur les maisons,

Cheminer d’un pas léger sur ses trottoirs de plaques faits
Ou bien gentiment trébucher aux bosses disjointes de ses pavés,

Entendre de nouveau sonner l’écho aux pattes usées des bourricots, Trinidad 2
A hauteur d’yeux encore admirer une palme se balancer,

Doucement se laisser caresser au vent tiède des Alizés,

Mourir au monde et s’alanguir,

Vivre un présent-souvenir,

A Trinidad revenir !

Sur une photo de Théléma (du blog Muse de la Butte)

ciel de vent

 

 

 

 

 

 

 

 

Un ciel indigo
Tente de diluer
Le rougeoiement-héros
Qui résiste muet
Pour buter, en bleu mourant,
Å l’orangé des confins ardents.

C’est – prophétique – l’annonce du vent.

La ville, en blanc manteau,
Éblouissant, lance ses bras décharnés,
Cherche à griffer là-haut
Le repos, depuis longtemps rêvé.

Le changement ?

Elle est là, la tâche

Insurmontable ou presque

En tout cas gigantesque

Sans même l’ombre d’un salut entrevu

Car tant complexe et tant ardue

Un monde où l’injustice fait rage

Un monde sans partage

Où l’acquis des uns est le dénuement des autres

Qui par violence et coup férir

Voudraient place nôtre acquérir

Exploiter à son insu

Ou presque

Oublier d’y penser

Préférer occulter

Continuer

Que faire d’autre ?

S’en remettre à autrui tout aussi démuni ?

Semer les germes tant honnis

De la future ou présente barbarie