Mon écriture

 

 

 

 

 

 

Mon action momentanément entravée par des soucis de santé, je privilégie la réflexion.
Si je m’interroge sur mon rapport à l’écriture, 30 ans et quelque après les début de celle-là, je repense à ce que m’a dit une égérie de l’époque à propos de mes premiers écrits en prose ou poésie.  » Tu es un auteur du fragment ». Je ne savais alors pas même ce que c’était en littérature. Elle avait une formation en Lettres modernes.
Je crois aujourd’hui qu’elle avait vu juste.
J’ai longtemps considéré que c’était une forme de paresse intellectuelle qui me poussait à la forme courte : poésie, récits brefs, novellas, occasionnellement nouvelles, ou alors une sorte de manque d’imagination qui m’interdisait de développer, en général. Il m’arrive cependant, rarement, de faire des descriptions longues et très précises. L’envie m’en manque souvent.
À ce jour, je me dis que c’est plutôt une tournure d’esprit qui me pousse at la concision, parfois abrupte.
Qui sait ? Ma compagne d’alors avait peut-être raison.
Preuve : un de mes aphorismes écrit à cette époque a trouvé grâce aux yeux d’un éditeur connu pour prendre plaisir à ‘descendre » les manuscrits :
CHANCE
L’été a sur sa fin
Tenu enfin les promesses
Que jamais il n’a faites
(In Saisons d’une passion – 2009- ed. Chloé des Lys)
Bon, oh, la paresse, peut-être aussi….. 😀

 

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