L’Arlésienne de Tidbinbilla- Roman-Henri Girard (note de lecture)

Une quête sentimentale au coeur d’une bouffée de gaz hilarant

(blog de l’auteur)

La quatrième de couverture :
L’enterrement pour le moins abracadabrantesque de son grand-père, tout comme un subit « coup de grisou » pour une châtelaine bizarrement accoutrée ; une substitution de cadavres ainsi qu’un orgasme dans une mare aux canards, sont pour le narrateur l’occasion d’un retour sur lui-même qui le lancera sur les traces de cette intrigante Arlésienne qui, quelques années plus tôt lui a donné un fils, conçu lors d’un bal costumé, avant de disparaître de son existence.

Portraits et situations hauts en couleur brossés brillamment, parfois au vitriol : le lecteur passe de l’amusement — voire du fou rire — à la tendresse, en quelques pages. À cela s’ajoutent les surprenantes tribulations, physiques et morales, parfois délicieusement fantasques, d’un personnage principal attachant.

Éditions In Octavo – 2011

L’auteur : (Babelio)

Henri Girard est romancier et nouvelliste.

Après avoir été comédien, recenseur de cimetière, agent d’assurance, vendeur d’abonnements chez France-Loisirs, laborantin dans une beurrerie, etc., il devient DRH dans une grande entreprise.

Contraint de quitter sa Basse-Normandie pour Paris, il fit alors une rencontre déterminante avec celle qui le poussa à transformer ses quelques gribouillis qu’il jetait assez négligemment sur le papier en esquisse de roman, puis en « vrai » manuscrit présentable. Son premier, qu’il mit trois ans à achever, ne fut accepté que quatre ans plus tard par une maison d’édition indépendante, après plus de trente refus !

Ma lecture :

Un roman qui, apparemment, traite de la recherche d’un amour ancien, support de l’intrique. Pour moi, c’est, à cette occasion,  davantage un voyage dans les arcanes du langage, dans l’emploi d’un vocabulaire recherché pouvant quelque- fois être rare, dans l’humour affleurant ou s’imposant à toute page. On appréciera les ruptures de style de cet amoureux de notre langue. Tout ceci donne à cette histoire un charme dû entre autres et également à la complicité de l’esprit : sans pesanteur, l’auteur sollicite fréquemment – pour qui veut ou peut – la culture du lecteur. sans jamais contraindre, il invite à le suivre. Au fil des pages, on découvrira un coït désopilant et mémorable, des coquineries rêvées, exquisément contées ou – sans rapport avec ce qui précède – des réminiscences du passé professionnel ferroviaire de l’auteur, qui fait  montre de beaucoup d’esprit, sans toutefois en « faire ».

Et puisqu’il faut toujours un bémol pour être crédible : j’ai eu au début un peu de mal à m’y retrouver dans le maquis des personnages ; je me suis fait une fiche (mdr). Autre chose, j’ai senti la fin arriver (de l’histoire), mais il faut bien terminer un tel voyage, déjà passablement exténuant, mais ô combien intéressant.

Au total, un livre à découvrir… et à dévorer. Merci, Henri Girard.

 

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