
Il y eut celle du gardien de but au moment du penalty, celle là est non moins réelle. Début août, je suis seul auteur présent dans ce Hall de la Presse. C’est matin de marché et il y a beaucoup de monde dehors. Je suis installé au bord d’un trottoir passant depuis plus de 4h30 effectives sur mon stand et jusque-là aucune vente. Ici, en province, au moins les passants jettent-ils un vague regard ; cela n’a souvent même plus lieu en Île de France.Les gens paraissent blasės et en tout cas peu curieux. C’est début de mois pourtant et les salaires ou retraites sont tombés. 4 couvertures exposées suscitent juste un coup d’œil furtif. Trois ou quatre mini-discussions quand même. C’est bien peu.On est à présent en plein après-midi et sous ces 32 degrés à l’ombre rien ne bouge. Heureusement je suis moi aussi à l’ombre.
Le moral pourrait en prendre un coup. Même pas vraiment car le phénomène tend at devenir coutumier, hélas, ces dernières années. L’ex directrice d’une médiathèque, de passage, me disait le matin que les gens lisaient de moins en moins. C’est sûrement le cas.
Qu’en penser ? L’écran assurera-t-il at lui seul le progrès de la civilisation ?
Première vente après 6h sur le stand. 45 mn plus tard, je plie bagage. Rien de mieux.
Consolons-nous, c’était un samedi de chassė-croisė estival, peu être donc peu propice.
Hello Claude ! Enrichis-la cette solitude ! Je te donne mon truc : les passants qui passent (c’est volontaire) sans me voir, moi, j’ai un flash pour chacun ! Une idée, une histoire, une bêtise… J’invente une vie à chaque « cul tourné »! Si seulement, ils savaient, ils viendraient au moins me faire… un sourire ! Parce que moi, je souris en écrivant leur vie supposée. Allez ! tu n’es pas tout seul, va ! On se soutient !
Amities et souvenirs lutiens !
Marylen Brice
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coucou. Je vais essayer. J’ai refait un salon hier, 35 auteurs, 8h30 de stand, vendu une nouvelle à… 4 euros. Pareil pour tout le monde. Ça devient lamentable, je vais tenter autre chose.
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