Rando Saudades 63
1er mars 2026, vers 16 heures.
Départ en voiture de La Bourboule, Murat le Quaire, vers la Banne d’Ordanche. Arrêt à l’embranchement de la route forestière sur la droite puis nous mettons les chaussures de montagne et c’est parti ! Petit bout de chemin ombragé en descente et voici vite le soleil qui nous réchauffe dans la montée par ces quelque 7 degrés.
Bientôt, à droite, vue magnifique sur les Monts Dore enneigés, blancs dans l’azur, à travers les branchages décharnés. Les flancs de montagne sont ocre, la végétation rase grillée par le froid et le gel. Plus haut, les herbes rebelles et vivaces formeront d’innombrables boules serrées qui moutonneront la pente. Les graviers et cailloux crissent sous nos pas, bruit qu’accompagne le cliquetis des bâtons de marche. Sur notre gauche, en montant, surgissent les rocs brunâtres et bientôt nous embrassons du regard, d’assez près, à la fois la Banne, le Tenon et le puy Gros. Spectacle magique de la nature sauvage, ensoleillée, balayée par un vent glacial qui va tantôt nous faire redescendre. Admirer cette fois à la droite du chemin le Puy Gros, flanqué de petites orgues basaltiques incomplètes, se dressant sur le fond d’écran blanc immaculé de la chaîne des Monts Dore entourant leur seigneur.
Recevoir le bonjour de quelques humains, assez peu nombreux, se dirigeant vers l’amont ou vers l’aval, ne manquant pas de nous saluer comme nous le faisons nous-mêmes. Ici l’humanité est encore présente et c’est heureux ! Nous empruntons le chemin de retour, sans omettre d’admirer dans le soleil, les reflets miroitants d’une rigole d’eau clapotant en dévalant les pentes.
À nouveau redire Que c’est beau, c’est beau, la vie ! Comme l’a fait en d’autres circonstances ma compatriote Chti Isabelle Aubret.
